Recomposition sociale des communautés

 

Intervention de quartier et développement social, économique et viable des communautés

Résumé
La décroissance économique et la désintégration sociale se manifestent dans plusieurs municipalités rurales et quartiers urbains des municipalités québécoises. Elles représentent un défi de taille pour la recomposition sociale de ces communautés. Dans le contexte où les municipalités subissent la dévitalisation, les territoires doivent chercher de nouvelles avenues afin de recomposer leur développement. Le développement économique communautaire et le développement durable apparaissent comme des formes de développement qui permettent à ces communautés dévitalisées de reprendre leur destin en main, et ce, tant au plan social, économique et environnemental. Nous présentons ici quelques expériences d’interventions de quartiers effectuées par la Société d’intervention urbaine (SIU) Chicoutimi-Jonquière dans une perspective de développement économique communautaire et de développement durable.

Introduction

La décroissance économique et la désintégration sociale se manifestent dans plusieurs municipalités rurales et quartiers urbains des municipalités québécoises. Pas moins de 173 municipalités ont été classées dévitalisées en 2001 au Québec selon une étude du ministère des Affaires municipales et des Régions du Québec (MAMR). Elles représentent un défi de taille pour la recomposition sociale de ces communautés. En effet, dans le contexte où les municipalités subissent la dévitalisation, les territoires doivent chercher de nouvelles avenues afin de recomposer leur développement. Le développement économique communautaire et le développement durable apparaissent comme des formes de développement qui permettent à ces communautés dévitalisées de reprendre leur destin en main, et ce, au plan social, économique et environnemental.

Dans cette perspective, nous présentons ici quelques expériences d’interventions de quartiers effectuées par la Société d’intervention urbaine Chicoutimi-Jonquière (OBNL financé par Développement économique Canada qui s’apparente à une CDEC) dans une optique de développement économique communautaire et de développement durable. Ces expériences ont pris racine dans certains quartiers en dévitalisation des arrondissements de Chicoutimi et de Jonquière de la ville de Saguenay, appuyées par la Société d’Intervention urbaine Chicoutimi-Jonquière.

La SIU Chicoutimi-Jonquière œuvre dans les arrondissements de Chicoutimi et de Jonquière où plusieurs quartiers de ces deux arrondissements montrent des signes de dévitalisation, tels la pauvreté, la fermeture des services, la décroissance et le vieillissement de population et la désuétude des bâtiments. Ces problèmes sont spatialisés dans plusieurs quartiers et secteurs de l’agglomération de Saguenay (une dizaine de quartiers dévitalisés) et c’est dans ces territoires en dévitalisation qu’intervient spécifiquement la SIU.

Pour arriver à contrer les manifestations de cette dévitalisation, la SIU travaille avec l’approche du développement économique communautaire qui mise sur la prise en charge des communautés à partir d'alliances entre les citoyens et les autres partenaires du milieu. Ainsi, le développement économique communautaire préconise une approche globale qui tend à concilier les dimensions sociale, culturelle, environnementale et économique du développement.

Du développement économique communautaire au développement communautaire durable : quels liens ?

Le développement économique communautaire peut se conjuguer avec d’autres approches de développement comme celle du développement communautaire urbain et celle du développement local viable (voir tableau 1) afin de transformer les quartiers et les villages aux prises avec les manifestations de la dévitalisation.

L’amalgame de ces différentes approches de développement permet de combiner les objectifs spécifique à chacune d'entre elles. Par exemple, l’implantation de jardins communautaires permet d’atteindre plusieurs objectifs à la fois tels la sécurité alimentaire des personnes, la prise en charge et l’autonomie des populations et l’amélioration de la qualité de vie des résidents des quartiers urbains. Les liens entre le développement durable et le développement économique communautaire apparaissent particulièrement fructueux, car ils permettent, avec des actions liées à la protection et à l’amélioration de l’environnement, d’améliorer la qualité de vie des zones dévitalisées, de favoriser la prise en charge et la mobilisation des personnes et de développer certains projets économiques liés à l’amélioration de l’environnement. L’aménagement de circuits piétonniers, de jardins communautaires, de pistes cyclables et de sentiers dans les boisés urbains etc. deviennent ainsi autant d’occasions de développer des projets à caractère écologique qui contribueront à l’aménagement et au développement durable des quartiers dévitalisés dans les zones urbaines. a décroissance économique et la désintégration sociale se manifestent dans plusieurs municipalités rurales et quartiers urbains des municipalités québécoises. Pas moins de 173 municipalités ont été classées dévitalisées en 2001 au Québec selon une étude du MAMR. Elles représentent un défi de taille pour la recomposition sociale de ces communautés. En effet, dans le contexte où les municipalités subissent la dévitalisation, les territoires doivent chercher de nouvelles avenues afin de recomposer leur développement. Le développement économique communautaire et le développement durable apparaissent comme des formes de développement qui permettent à ces communautés dévitalisées de reprendre leur destin en main, et ce, tant au plan social, économique et environnemental.

Tableau 1 Quelques approches de développement

Intègre les différentes dimensions de la vie des habitants de la ville, c’est-à-dire les dimensions sociale, familiale, communautaire, environnementale, culturelle et économique dans la façon de penser l’aménagement de l’espace et le développement urbain.

Types d’approches de développement Caractéristiques
Développement économique communautaire Intègre « des objectifs économiques (création d’entreprises et d’emplois) et des objectifs sociaux (lutte contre la marginalisation sociale, qualité de vie, services collectifs, empowerment de la communauté) dans une approche globale » et avec une stratégie territoriale.
Développement communautaire urbain
Développement local viable Intègre les dimension écologiques dans le développement local. « Prend en compte l’action des communautés en regard des ressources écologiques et du contexte, social, culturel et économique ».

Les liens avec l'Agenda 21 local

De plus, le travail réalisé par la SIU de Chicoutimi-Jonquière dans les quartiers en dévitalisation comporte plusieurs dimensions qui sont semblables à celles des Agendas 21 locaux. Ainsi, ce travail réalisé par la SIU est multisectoriel et il tend à prendre en compte les multiples dimensions du développement qu’elles soient sociale, environnementale ou économique. Il se veut un processus participatif dans son essence avec la mobilisation des citoyens et citoyennes et de l’ensemble des acteurs d’un territoire. Il est territorial puisqu’il se déploie à partir des quartiers et des secteurs en dévitalisation des arrondissements de Chicoutimi et Jonquière. L’approche territoriale est au cœur de la démarche effectuée par la SIU.

Les objectifs d'intervention de quartiers de la SIU : la revitalisation sociale et économique des quartiers en difficulté

En combinant les différentes approches de développement urbain, la SIU met en œuvre des interventions de quartier qui poursuivent plusieurs objectifs dont ceux de la recomposition sociale des quartiers et l’émergence et le soutien de l’entrepreneuriat social et des micro-entreprises. Ces objectifs se matérialisent par des projets variés, selon les besoins des citoyens vivant dans les quartiers où la SIU intervient. Ces projets émergent dans la foulée du travail de mobilisation et de concertation des comités de citoyens-nes et ils prennent forme grâce au travail des personnes qui habitent ces quartiers ainsi qu’au soutien de la SIU et de différents partenaires du milieu (élus locaux, organismes de développement, groupes communautaires, etc.). Ainsi, le développement de projets pour aménager le quartier tel que la création d'un jardin communautaire, la plantation de rosiers, l'élaboration d'un projet de commerce de première nécessité ou d’artisanat traditionnel sont autant de façons pour les citoyens d’œuvrer à la revitalisation de leur quartier.

L'exemple du secteur Saint-Nom-de-Jésus et du quartier du Bassin dans l'arrondissement de Chicoutimi

Le quartier Saint-Nom-de-Jésus est un petit territoire situé dans l’arrondissement de Chicoutimi, plus précisément dans le secteur de la rivière du Moulin, le long du boulevard Saguenay en bordure de la rivière du même nom (voir Quatier Saint-Nom-de-Jésus, ci-contre). Ce quartier de 1400 personnes vit les manifestations d’une dévitalisation accélérée. Il s’agit de l’un des plus vieux quartiers de l’arrondissement qui a vu l’érosion de ses services, notamment avec la fermeture de l’école et de l’église du quartier. Le pourcentage de personnes à faible revenu y est élevé (32,6 %), la population y est vieillissante et on y retrouve plusieurs habitations désuètes et une zone de HLM.

Pourtant, ce quartier a un fort potentiel au plan de l’aménagement urbain, puisqu’il est situé en bordure de la rivière Saguenay où l’on retrouve une vue magnifique de la rivière. De plus, il se trouve à l’embouchure de la rivière du Moulin et du parc de la rivière du même nom qui constitue un espace naturel exceptionnel dans l’arrondissement de Chicoutimi.

À travers la mobilisation des citoyens au sein du comité de quartier dénommé les Moulinois, formé suite à la tenue d’une assemblée de quartier, les gens du quartier ont identifié plusieurs propositions d’aménagement urbain durable qui pourraient améliorer notablement la qualité de vie dans le quartier et, qui sait, susciter un nouvel engouement pour ce quartier situé en bordure du Saguenay. L’aménagement d’une traverse piétonnière et cyclable sur le boulevard Saguenay, la consolidation d’une pente située à l’arrière de la zone de HLM, la plantation d’arbres et l’aménagement de sentiers dans le parc de la rivière du Moulin sont autant de propositions élaborées par le comité des Moulinois (voir ci dessous).

Propositions et commentaires sur un projet de piste cyclable et sur les aménagements du parc de la Rivière du Moulin dans le secteur Saint-Nom-de-Jésus

  • Installer un feu de circulation avec un passage piétonnier près de l’église Saint-Nom-de-Jésus à l’intersection de la rue de l’École afin de ralentir la circulation sur le boulevard Saguenay. Le feu de circulation pourrait servir de traverse pour la piste cyclable et pour les piétons.
  • Faire passer le tracé de la piste cyclable à partir de ce feu sur le boulevard Saguenay vers la rue de l’École pour aller ensuite vers le Parc de la rivière du Moulin par la rue Jean Langevin. La piste cyclable pourrait ainsi être intégrée au secteur nord du Parc de la rivière du Moulin via la rue Nil-Tremblay dans le quartier Saint-Nom-de-Jésus.
  • La proposition de faire un accueil secondaire pour le parc dans le secteur de la rue Jean Langevin (tel que suggéré dans le plan de M. Yves-Michel Garant) apparaît comme une proposition incontournable et elle doit être réalisée le plus rapidement possible.
  • Ce pavillon d’accueil pourrait avoir une vocation historique, notamment avec le développement d’un circuit sur l’implantation des moulins à scie sur la rivière du Moulin et l’histoire du déluge de 1996.
  • Les sentiers du Parc de la rivière du Moulin dans le secteur des rues Jean Langevin et Saint-Thimoté devraient être élargis de façon à être accessibles au grand public, sans nécessairement toutefois atteindre la même ampleur que ceux du secteur du quartier des Oiseaux.
  • Le Parc de la rivière du Moulin devrait être considéré comme un instrument pour développer une nouvelle vocation récréative dans le quartier Saint-Nom-de-Jésus, et ce, tant pour les citoyens et citoyennes du quartier que ceux des alentours.
  • Construire une passerelle traversant la rivière pour les vélos et les piétons, et ce, à l’entrée du parc, à l’endroit jugé le moins dommageable pour l’environnement naturel de la rivière.
  • Installer des bancs et des poubelles le long de la promenade du Boulevard Saguenay.
  • Rénover un des escaliers donnant l’accès aux berges de la rivière Saguenay afin de rendre accessibles les berges de la rivière.
  • Remplacer et entretenir les arbres le long de la promenade du boulevard Saguenay.
  • Pour assurer la sécurité des habitations, stabiliser la pente en arrière du pavillon des loisirs et des HLM (rue Nil-Tremblay) au moyen de petits murets disposés en paliers.
  • Planter des arbres et de la végétation en bordure de la rue Léonidas-Bélanger.
  • Ajouter des tables à pique-nique et des coins ombragés autour du pavillon des loisirs avec des balançoires pour les adultes.

Par le comité Les Moulinois, secteur Saint-Nom-de-Jésus, arrondissement Chicoutimi.

Dans le quartier du Bassin, situé également dans l’arrondissement de Chicoutimi, la SIU a débuté une intervention de quartier par la tenue d’une assemblée publique de quartier qui a donné naissance en 2005 à un comité de citoyens dénommé les Fous de Bassin. Depuis sa fondation, le comité des Fous de Bassin a développé un projet de plantation de rosiers afin d’en faire l’emblème floral du quartier. Un projet d’aménagement de jardin communautaire est également en phase d’élaboration.

Les projets qui touchent l’aménagement durable des quartiers représentent donc des façons pour les citoyens et citoyennes de travailler concrètement à l’amélioration de la qualité de vie et d’habitation de leur quartier. Ces façons de faire vont dans le sens des propos de Marcia Nozick qui affirme que « Ce sont les personnes qui vivent dans un quartier ou un village qui se préoccupent de la qualité de l’air qu’elles respirent et de l’eau qu’elles consomment, de la sécurité et de tous les aspects de la vie. Ce sont elles qui sont les mieux placées pour sauvegarder et protéger leur milieu. »

Dans cette optique, le développement communautaire joue un rôle de revitalisation des espaces urbains déstructurés et l'approche du développement viable est imbriquée à cette démarche pour la mise en oeuvre de projets de développement.

Le processus de participation : un travail de longue haleine

La mobilisation des citoyens et citoyennes est un travail de longue haleine qui dure plusieurs mois. C'est cette mobilisation des citoyens, citoyennes et des intervenants-tes pour l’organisation d’une assemblée publique de quartier qui permet de faire l’inventaire de la situation du quartier (profils sociodémographiques, ressources, potentiels, projets, problèmes). Cette façon de faire permet de mettre à contribution, dès le départ, les gens des quartiers où s’effectue l’intervention et d’acquérir une connaissance fine de ces quartiers. Le vécu des citoyens et citoyennes, les problèmes auxquels ils sont confrontés dans le territoire, la dynamique sociale et communautaire inhérente à chaque espace sont autant d’informations qui proviennent des citoyens et citoyennes, et qui permettent la connaissance de l’intérieur de la vie des quartiers.

Au cours du processus de mobilisation des citoyens, certaines difficultés se posent, notamment en ce qui concerne la mobilisation de l’ensemble des ressources et acteurs de chaque quartier (population, marchands, élus, institutions, organismes communautaires etc.) afin de favoriser l’amélioration des conditions de vie dans ces territoires. Il s’avère en effet, très difficile de mobiliser en même temps et dans un même comité les acteurs du monde économique (les marchands), institutionnels et les citoyens. Chacun de ces groupes d’acteurs étant porté à demeurer dans des associations distinctes sans véritablement interagir les uns avec les autres. Ainsi, dans les quartiers du Bassin et de Saint-Nom-de-Jésus, les citoyens furent les plus mobilisés, les marchands et les institutions ayant été très peu présents. La synergie entre les différents partenaires s’avère donc une condition difficile à mettre en pratique.

Par ailleurs, le maintien de la mobilisation des citoyens dans les comités de suivi après la tenue de l’assemblée de quartier est souvent difficile. Dans certains quartiers, cela pose de réelles difficultés de maintenir l’implication des citoyens et citoyennes, tandis que, pour d’autres secteurs, la mobilisation citoyenne demeure plus simple et plus soutenue. C’est le cas notamment avec le comité des Fous de Bassin qui continue son travail de façon autonome.

Le rôle des élus varie également d’un quartier à l’autre. Dans certains de ces territoires, les élus appuient le travail des comités de citoyens d’une façon positive, alors que, dans d’autres secteurs, les élus entrevoient le rôle de ces comités comme des lieux de revendications et parfois même de contrepouvoir.

En résumé, la synergie entre les différents acteurs de chaque milieu, la mobilisation constante et soutenue des citoyens et citoyennes et la modulation des rapports entre les représentants politiques au plan municipal et les comités de citoyens et citoyennes demeurent des enjeux importants dans le travail d’intervention de quartier.

Conclusion

Nous avons présenté ici l'expérience de la SIU de Chicoutimi Jonquière pour la revitalisation des quartiers en difficulté dans les arrondissements de Chicoutimi et Jonquière. Cette expérience s'inscrit dans plusieurs approches de développement urbain dont celles du développement économique communautaire et du développement communautaire viable qui ont pour but de favoriser le développement communautaire à l'échelle locale et de restructurer les quartiers en proie à la dévitalisation et aux prises avec des problèmes sociaux importants, cela dans une optique de promotion de la qualité de vie et de sauvegarde de l'environnement des quartiers urbains. Le développement viable et le développement communautaire se conjuguent donc pour reconstituer le tissu social des quartiers dévitalisés, pour favoriser la prise en main de la communauté et pour préserver l'environnement urbain.

Ainsi se noue la boucle du développement social, du développement viable et du développement économique communautaire. Dans cette dynamique d’interventions, l’alliance du social, de l’économie et du développement durable permet d’œuvrer en faveur de la revitalisation des territoires et des collectivités en difficulté pour la recomposition sociale, l’amélioration de la qualité de vie et le développement de ces territoires urbains dans une perspective globale. Cette perspective s’inscrit dans celle des Agendas 21 locaux où la participation des acteurs locaux et l’approche multidimensionnelle du développement à l’échelle territoriale sont mises à l’avant scène.

Comment citer ce texte ?
TREMBLAY, S. (2008). « Recomposition sociale des communautés et DD, Intervention de quartier et développement économique, social et viable des communautés ». Dans GAGNON, C. (Éd) et E., ARTH (en collab. avec). Guide québécois pour des Agendas 21e siècle locaux, [En ligne] http://www.demarchesterritorialesdedeveloppementdurable.org/9876_fr.html (page consultée le jour mois année).

En complément

Définitions de l'Agenda 21 local

Pour aller plus loin...

D'AMOURS, M. (2006). L’économie sociale au Québec, Cadre théorique, histoire réalités et défis, Montréal, Éditions St-Martin

ARUC-ÉS, RQRP-ÉS in Parazelli, Michel. (2002). La rue attractive. Parcours et pratiques identitaires des jeunes de la rue, Sainte-Foy, PUQ

GAGNON, C.(1995). «Les communautés locales face aux défis du développement viable» in L’éthique du développement, entre l’éphémère
et le durable, Sous la direction de, J. Dufour, J.-L. Klein, M.-U. Proulx et A. Rada Donath. Chicoutimi, UQAC/GRIR

NOZICK, M. (1995). Entre nous. Rebâtir nos communautés, Montréal, Écosociété, 166 p.

Sites Internet

SIU Chicoutimi-Jonquière

Dernière modification: 6 mai 2014

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